Poésie classique de la Chine et du Japon  

 

子 zǐ / zi  fils, pépin, 1er des 12 rameaux terrestres (rat), (clé 39)
夜 yè  nuit
四 sì  quatre
时 shí  époque, temps
歌 gē  chanson
一 yī  un, (clé 1)
春 chūn  printemps
秦 qín  Qin (dynastie: -221 à -207), Shaanxi, (patronyme)
地 dì / de  terre, sol / [complément adverbial]
罗 luó / luō  tamis, gaze, (patronyme)
敷 fū  mettre, compenser, utiliser
女 nǚ  femme, (clé 38)
采 cǎi  cueillir, extraire, (clé 165)
桑 sāng  mûrier
绿 lǜ  vert
水 shuǐ  eau, (clé 85)
边 biān  bord, limite, [suffixe de position]
素 sù  blanc, simple, végétarien, maigre
手 shǒu  main, capacité, (clé 64)
青 qīng  bleu vert, noir, jeune, Qinghai, (clé 174)
条 tiáo  [bande, ruban, animal, bras, jambe, pantalon]
上 shàng  sur, monter, partir pour, précédent
红 hóng  rouge, roux
妆 zhuāng  se parer, trousseau
白 bái  blanc, en vain, (patronyme), (clé 106)
日 rì  soleil, jour, (clé 72)
鲜 xiān  frais, savoureux
蚕 cán  ver à soie
饥 jī  avoir faim, affamé, famélique
妾 qiè  concubine, (seconde ou troisième femme)
欲 yù  désir, envie, vouloir
去 qù  aller
五 wǔ  cinq
马 mǎ  cheval, (patronyme), (clé 187)
莫 mò  ne pas avoir, personne
留 liú  rester, garder, laisser
连 lián  compagnie, joindre, même, l'un après l'autre, y compris
二 èr  deux, (clé 7)
夏 xià  été, Xia (dynastie 21e-18e), (patronyme)
镜 jìng  miroir, glace
湖 hú  lac
三 sān  trois
百 bǎi  cent
里 lǐ  village, dans, dedans, li, (clé 166)
发 fā / fà  envoyer, expédier, produire, devenir, gonfler, partir / cheveu
荷花 héhuā  fleur de lotus
月 yuè  lune, mois, (clé 74)
西施 Xīshī  (femme de l'antiquité célèbre pour sa beauté)
人 rén  homme, (clé 9)
看 kàn / kān  voir, lire, regarder / surveiller
隘 ài  étroit, défilé
若 ruò  si, sembler
耶 yē / yé  (Jésus) / (doute)
回 huí  revenir, nation Hui
舟 zhōu  bateau, (clé 137)
不 bù  ne pas (être), non
待 dāi / dài  rester / traiter, attendre
归 guī  retourner, rentrer, rendre, restituer, (patronyme)
越 yuè  franchir, traverser, plus …, Viêtnam
王 wáng  roi, (patronyme)
家 jiā  maison, ménage, foyer, famille, domestique [entreprise, bâtisse], école, spécialiste, expert
秋 qiū  automne
长安 Cháng'ān  (capitale impériale, actuelle Xi'an)
一片 yípiàn  un [paysage, phénomène météorologique, bon sentiment, louange]
万 wàn  dix mille, beaucoup
户 hù  porte, foyer, (clé 63)
捣 dǎo  broyer, piler, pénétrer
衣 yī  vêtement, habit, linge, (clé 145)
声 shēng  son, bruit, voix
风 fēng  vent, (clé 182)
吹 chuī  souffler, jouer, se vanter, tomber à l'eau, échouer, se séparer
尽 jǐn / jìn  au bout de, le plus souvent / épuiser, s'efforcer de
总是 zǒngshì  toujours, en tout temps, de toute façon
玉 yù  jade, (clé 96)
关 guān  fermer, passe
情 qíng  sentiment, amour
何 hé  quel, (patronyme)
平 píng  plat, égal, paix
胡 hú  à tort et à travers, barbe, (patronyme)
虏 lǔ  (capturer)
良 liáng  bon, excellent
罢 bà  arrêter, cesser, destituer
远 yuǎn  loin
征 zhēng  réquisitionner, lancer une expédition, solliciter, preuve
冬 dōng  hiver
明 míng  clair, brillant, suivant, Ming (dynastie: 1368-1644)
朝 cháo / zhāo  dynastie, donner sur, vers, (Corée) / matin
使 shǐ  utiliser, faire faire, envoyer
絮 xù  bourre, ouate, rembourrer
袍 páo  robe
抽 chōu  tirer, prélever, pomper, germer, absorber, rétrécir, puiser, fouetter, cingler
针 zhēn  aiguille, point, injection
冷 lěng  froid
那 nà  ce, celui-là
堪 kān  capable de, pouvoir soutenir
把 bǎ  [objets à manche], tenir, saisir, poignée, [particule du complément d'objet]
剪刀 jiǎndāo  ciseaux
裁缝 cáifeng  tailleur, couturier
寄 jì  envoyer, poster, confier
道 dào  chemin, voie, principe, moyen, trait, raconter, [fleuve, porte, mur]
几 jǐ / jī  combien? quelques / petite table, (clé 16)
到 dào  arriver, vers, à, [réalisation d'une action]
临 lín  arriver à, faire face à, sur le point de, copie

李白 . 子夜四时歌
Li Bai . La chanson des quatre saisons

一:春歌
秦地罗敷女
采桑绿水边
素手青条上
红妆白日鲜
蚕饥妾欲去
五马莫留连

二:夏歌
镜湖三百里
菡萏发荷花
五月西施采
人看隘若耶
回舟不待月
归去越王家

三:秋歌
长安一片月
万户捣衣声
秋风吹不尽
总是玉关情
何日平胡虏
良人罢远征

四:冬歌
明朝驿使发
一夜絮征袍
素手抽针冷
那堪把剪刀
裁缝寄远道
几日到临洮


Dans le pays de Qin, la charmante Luofu
Cueillait des feuilles de mûrier, aux bords d’une eau transparente,
Ses blanches mains posées sur les branches vertes,
Son teint resplendissant illuminé par un beau soleil.
Elle disait: Les vers à soie ont faim, le soin de les nourrir m’appelle;
Il ne faut pas, seigneur, que vos cinq chevaux piétinent plus longtemps ici.

Sur le lac Jinghu qui a trois cents li de tour,
Quand les fleurs du nénuphar s’épanouissent,
On est alors au cinquième mois, et les jeunes filles vont les cueillir.
Si nombreux sont les spectateurs que la rive en paraît étroite.
Les bateaux n’attendent plus la lune, pour les guider à leur retour;
Ils s’en reviennent en plein jour au palais du roi de Yue.

La lune ne jette qu’une lueur incertaine,
Les coups mille fois répétés, que frappe le battoir des laveuses,
Se mêlent au gémissement du vent d’automne.
Cette triste harmonie s’accorde avec de tristes pensées.
Hélas! quand donc aura-t-on pacifié les barbares!
Quand donc l’époux bien-aimé cessera-t-il de combattre au loin!

Un courrier part demain de grand matin pour la frontière;
La nuit se passe à doubler chaudement des habits.
De jolis doigts ont pris bravement l’aiguille glacée;
Mais ces ciseaux plus froids encore, que de courage pour les saisir!
Enfin tout est taillé, tout est cousu; l’ouvrage est confié au courrier qui s’éloigne.
Combien de jours lui faudra-t-il pour arriver à Lintao?

(Traduction de Hervey-Saint-Denys)

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