Poésie classique de la Chine et du Japon  

 

赠 zèng  faire présent
祖 zǔ  ancêtre, (patronyme)
三 sān  trois
咏 yǒng  déclamer
虫 chóng  insecte, ver, reptile, (clé 142)
萧 xiāo  (patronyme), (désert)
肖 xiāo / xiào  (patronyme) / ressembler
挂 guà  accrocher, suspendre, raccrocher, s'accrocher
虚 xū  vide, vain, faux, faible
蟋蟀 xīshuài  grillon
鸣 míng  sonner, tinter, bourdonner, retentir, exprimer
前 qián  avant, devant, précédent
除 chú  retrancher, diviser, éliminer, excepté, outre
岁 suì  an, âge
晏 yàn  offrir un banquet, (patronyme)
凉 liáng / liàng  frais, froid / refroidir, rafraîchir
风 fēng  vent, (clé 182)
至 zhì  jusqu'à, à, en, très, (clé 133: rejoindre)
君子 jūnzǐ  gentilhomme
复 fù  répondre, tourner, encore une fois
何 hé  quel, (patronyme)
如 rú  conformément, comme, par exemple
高 gāo  haut, grand, (patronyme), (clé 189)
馆 guǎn  hôtel, salle, salon, pavillon, boutique, (restaurant)
无 wú  sans, (clé 71)
人 rén  homme, (clé 9)
离 lí  quitter, partir, depuis
居 jū  résider, habiter, résidence, domicile, occuper, prétendre, s'arrêter
不可 bùkě  ne pas pouvoir, être obligé de
道 dào  chemin, voie, principe, moyen, trait, raconter, [fleuve, porte, mur]
闲 xián  oisif, libre, loisir, étranger
门 mén  porte, voie, moyen, classe, [canon, métiers, cours], (clé 169)
寂 jì  (solitaire)
已 yǐ  déjà
闭 bì  fermer, boucher, clore, retenir
落 luò / là / lào  descendre, tomber, être chargé de / laisser, oublier
日 rì  soleil, jour, (clé 72)
照 zhào  éclairer, refléter, photographier, photo, permis, comprendre, vers, selon
秋 qiū  automne
草 cǎo  herbe, paille, peu lisible, négligent
虽 suī  bien que
有 yǒu  avoir
近 jìn  proche
音 yīn  son, musique, (clé 180)
信 xìn  confiance, fidélité, lettre, croire
千里 qiān lǐ  mille li, une longue distance
阻 zǔ  empêcher, arrêter, bloquer
河 hé  rivière, fleuve
关 guān  fermer, passe
中 zhōng / zhòng  milieu, centre, au milieu de / atteindre, réussir, gagner, mettre le doigt dessus, frapper
客 kè  invité, client
汝 rǔ  toi, ton
去年 qùnián  l'année dernière
归 guī  retourner, rentrer, rendre, restituer, (patronyme)
旧 jiù  ancien, vieux, démodé
山 shān  montagne, (clé 46)
结交 jiéjiāo  lier connaissance avec
二 èr  deux, (clé 7)
十 shí  dix, (clé 24)
载 zǎi / zài  année, publier / charger, prendre des passagers
不得 bùdé  ne pas falloir, ne pas être permis
一 yī  un, (clé 1)
展 zhǎn  déployer, développer, ouvrir, différer, exposition
贫 pín  pauvre
病 bìng  maladie, tomber malade, faute
子 zǐ / zi  fils, pépin, 1er des 12 rameaux terrestres (rat), (clé 39)
既 jì  puisque, étant donné que, non seulement
深 shēn  profond, foncé
契 qì  contrat, titre
阔 kuò  large, spacieux, riche
余 yú  rester, excédent, (patronyme)
不 bù  ne pas (être), non
浅 qiǎn  peu profond, élémentaire, clair
仲 zhòng  au milieu, le deuxième mois d'une saison
未 wèi  ne pas encore, 8e des 12 rameaux terrestres (chèvre)
暮 mù  crépuscule, déclin
以为 yǐwéi  croire, penser, estimer, s'imaginer, trouver
期 qī  date prévue, échéance, délai, temps, période
良 liáng  bon, excellent
会 huì / kuài  réunion, savoir, pouvoir / comptable
几 jǐ / jī  combien? quelques / petite table, (clé 16)
终 zhōng  fin, à la fin
作 zuò / zuō / zuó  se lever, produire, faire / atelier
自 zì  soi-même, de, depuis, certainement. (clé 132)
长相 zhǎngxiàng  allure
思 sī  penser, réfléchir

王维 . 赠祖三咏
Wang Wei . À un ami absent

虫萧][虫肖]挂虚牖。
蟋蟀鸣前除。
岁晏凉风至。
君子复何如。
高馆阒无人。
离居不可道。
闲门寂已闭。
落日照秋草。
虽有近音信。
千里阻河关。
中复客汝颍。
去年归旧山。
结交二十载。
不得一日展。
贫病子既深。
契阔余不浅。
仲秋虽未归。
暮秋以为期。
良会讵几日。
终日(一作自)长相思。


Déjà les araignées de jardin abritent leurs toiles sous mes fenêtres,
Et l’on entend les grillons chanter entre les marches du perron;
Déjà souffle ce vent froid, qui annonce le déclin de l’année;
J’ai le cœur triste, et vous, mon maître, quelle impression ressentez-vous?

Mes yeux demeurent souvent fixés sur votre habitation déserte;
L’amour de la solitude a conduit au loin celui qui l’occupait.
Mes regards interrogent vainement sa porte oisive et silencieuse:
Le soleil seul y pénètre, éclairant les plantes d’automne de ses rayons affaiblis.

Vous m’avez, il est vrai, fait parvenir de vos nouvelles,
Mais pour m’apprendre qu’aujourd’hui nous sommes séparés par mille li.
Après avoir erré longtemps, comme un étranger, sur des routes inconnues,
Vous avez donc repris le chemin de ces montagnes, où déjà vous vous étiez retiré.

Nous sommes des amis de vingt années,
Et nous ne trouvons pas un jour pour échanger nos sentiments.
Si vous avez eu cruellement à souffrir de la fatigue et de la maladie,
Je n’ai pas eu, de mon côté, de moindres maux à supporter.

Bien que l’automne s’avance, et que vous ne soyez pas de retour encore,
J’espère toujours que l’année ne s’achèvera point, sans que je vous aie revu;
Mais ce vœu se réalisât-il, combien la réunion durerait-elle!
Ne sera-ce point ma triste destinée de toujours penser à un absent!

(Traduction de Hervey-Saint-Denys)

  Retour à la liste des poètes…